Jean Laronze est né à Génelard en 1852 où il connaît une enfance triste et solitaire qui développe son penchant pour la mélancolie.
Sa vocation naît vers l’âge de 6 ans en visitant le musée d’Autun et se développe au lycée de Mâcon où son professeur de dessin, Eugène Chambellan, l’encourage à débuter une carrière artistique.
Celle-ci ne débute réellement qu’en 1882, après son mariage et sa venue à Paris où il peut se consacrer, grâce au soutien financier de sa belle-famille à sa passion pour la peinture. Il suit donc des cours dans l’atelier du paysagiste Dardoize, ainsi qu’auprès de Bouguereau et Robert-Fleury à l’Académie Julian.
Remarqué au Salon de 1887, il développe un style sobre et apaisé, caractérisé par ces vastes et calmes paysages de la campagne charolaise, entourés de brumes. Sa prédilection pour l’eau qui n’est pas sans rappeler Daubigny, l’incite à chercher son inspiration le long des berges de l’Arroux, de la Bourbince et de la Loire.
Rythmées par le cycle des bords de Loire, les années vingt et trente marquent l’apogée de sa carrière. Les œuvres de cette dernière période témoignent d’un changement dans la facture de ses toiles : la touche est un peu moins lissée, plus floue.
Parallèlement à son activité artistique, Laronze s’essaya aussi, dès 1891, à la critique d’art. Ses articles sont publiés principalement dans les quotidiens de Saône-et-Loire.
Laronze fait presque systématiquement précéder ses toiles de dessins et études préparatoires. La plupart des fusains portent des rehauts de craie et de pastel.
Influencé par Millet, Laronze reprit jusqu’au thème de L’Angélus.
Jean Laronze est un exemple bourguignon du mouvement paysagiste qui émerge en France, avec l’école de Barbizon, au début du XIXe siècle.
Jean Laronze s’attache à peindre essentiellement la campagne charolaise, et ses paysages vastes et calmes. La nature est perçue de façon très sentimentale.
Comme Millet, il ne cherche pas l’anecdotique, mais plutôt à traduire la grandeur de la nature. Il exalte la noblesse et la simplicité du monde paysan. Les personnages présents dans ses toiles, montrent que Jean Laronze est plus attentif aux attitudes qu’aux physionomies.
Jean Laronze meurt en 1937, après qu'il a donné à la ville de Charolles une quarantaine de ses oeuvres qui ont permis l'ouverture d'un musée Jean Laronze au début des années 1930. Cette collection est aujourd'hui regroupée au Musée du Prieuré.