La collection permanente

La Faïence de Charolles
l' histoire et architecture
La sculpture médiévale
La peinture de Paysage
Espace René Davoine

La faïence de Charolles de 1844 à nos jours


 

Document importé depuis cybercommunes.La faïencerie, créée en 1844 par Hippolyte Prost, propose à l'origine des créations exclusivement utilitaires. Rapidement, le style "ordinaire " caractérisé par des personnages au pochoirs, des fleurs et un pourtour en "dents de scie" ou de "loup", puis en 1870 le style "artistique", composition florales et peignées bleus fins, viennent compléter la production et attiser la renommée de la faïencerie. En 1892, à la mort d'H. Prost, la fabrique est reprise par la famille Molin qui privilégie la communication et la promotion pour valoriser la faïencerie au delà du territoire charolais. L'entreprise Molin perpétue les styles traditionnels tout en s'adaptant aux demandes de l'époque, ainsi des services comme l' art déco ou le jaune Tonkin voient le jour rapidement. Tout comme leur prédécesseur, ils font de nombreux essais de décors, d'émaux et de formes. La faïencerie est transmise de génération en génération jusqu'en 1989.  Le début des années 1990 est compliqué, et l'entreprise voit se succéder les propriétaires. En 1995, la famille Terrier rachète la fabrique et poursuit l'œuvre initiée par H. Prost, tout en développant un style design contemporain sous la marque F.d.C.

Faiencerie FdC

Deux salles lui sont consacrées, la salle technique présente les étapes de création de la faïence au XIXe siècle ainsi qu'un film "mémoire de geste" tourné à la faïencerie F.d.C, en juin 2010 par l'ethnologue Nadine Michaud. La salle chronologique vous permet de suivre l'évolution de la Faïencerie, par le biais de pièces traditionnelles et exceptionnelles.

 

 

 

 

 

Histoire et architecture


 

Le Musée se situe dans un ancien prieuré clunisien édifié au Xe siècle. Son remaniement par Sébastien de Rabutin à la fin du XVe siècle, lui donne son aspect Renaissance actuel avec sa tour octogonale,ses linteaux en accolade et ses fenêtres à meneaux. La section Histoire et architecture se compose de deux espaces. La "Zone Archéologique" fouillée en 2005 par F. Chaléat vous permet de comprendre l'évolution du site entre les XIIe et XVIIe siècles. La salle d'Apparat, restaurée en 2003 et classée Monument historique en 1987, date des XVe -XVIe siècles. Sa particularité est qu'elle présente une poutre massive agrémentée de personnages à bésicles unique en Europe.

 

 

Sculptures médiévales


 

Le Musée conserve une collection de treize chapiteaux romans provenant vraisemblablement de l'ancienne église "Saint Nizier"  de Charolles.  Il s'agit de chapiteaux du début du XIIe siècle, sculptés sur trois faces de motifs ornementaux et végétaux. Leur spécificité est qu'ils n'ont aucune représentation figurative, ce qui est caractéristique de ce que l'on appelle le "Premier âge roman". L'ensemble de ces éléments est classé Monument Historique. 

 

 

 

La Peinture de Paysage


 

Jean Laronze (1852-1937)


Tableau nommé Dans la Plaine, et réalisé par Jean Laronze, peintre du XIXe siècle, exposé au Musée du Prieuré à CharollesNé en 1852 à Génelard, Jean Laronze débute sa carrière après son installation à Paris en 1882. Il suit les cours dans l'atelier privé de Dardoize, grand peintre paysagiste du XIXe siècle, puis à l'Académie Julian, auprès de Bouguereau et Robert Fleury. Son style sobre et apaisé est remarqué au Salon des Artistes Français en 1887. Jean Laronze est un paysagiste  influencé par l'Ecole de Barbizon, Millet ainsi que par la mélancolie des textes de Lamartine. Attaché à sa Saône et Loire natale, il s'oriente principalement vers des paysages bourguignons de bocage et de cours d'eau. Au-delà du peintre, le Musée conserve les dessins préparatoires remarquables de nombreuses de ses toiles.

 

Paul Louis Nigaud (1895-1937)

Les bateliers sur la Cure - PL. Nigaud. Copyright JP. GobillotNé à Digoin en 1895, il commence des études de droit mais préfère rapidement se consacrer à l'art. Ses aptitudes pour le dessin lui permettent d'ouvrir son champ artistique à la gravure et l'illustration. Parti s'installer dans l' Avallonais, ses toiles d'influences naïve et cézannienne présentent des paysages régionaux aux couleurs vives ainsi que des scènes de vie quotidienne, se rapprochant du peintre du Morvan Louis Charlot. Le Musée dispose également de carnets de croquis réalisés lors de la première guerre mondiale.

 

 

 

Espace René Davoine (1888- 1962)


 

eve la tentation
Né à Charolles en 1888, le sculpteur réalise sa première œuvre à l'âge de 14 ans. Son entrée à l'école des Beaux Arts lui permet de maîtriser d'autres techniques artistiques comme le dessin et la peinture. Il se fait remarqué avec l'œuvre Gaminerie qu'il présente en 1925 au Salon des Artistes Français. S'en suivra de nombreuses récompenses lui permettant en 1955 de devenir membre du jury de ce prestigieux salon. René Davoine accorde de l'importance à la technique, aux formes, aux expressions et aux détails. Décédé en 1962, il demande que sa maison se nomme Musée René Davoine et que ses œuvres y soient présentées. Avec l'accord de la famille et pour des raisons de conservation, ses réalisations sont transférées en 2005 au Musée du Prieuré. L'ancien musée renommé "atelier Davoine" est parfois ouvert aux journées du patrimoine et Nuit des Musées.