Les acquisitions

 

 "In my heart" Nathalie Domingo, 2014


 

In my heartNathalie Domingo est une jeune céramiste professionnelle dont les travaux commencent d’être reconnus. Son prix de la 4ème Biennale Internationale de Céramique, en Autriche, en 2005 pour « Echo » ainsi que celui du Festival de la Jeune Céramique Européenne, en 2009 pour l’œuvre « Chimère-Pépite » la place parmi les nouveaux céramistes contemporains aux talents reconnus. 

Cette œuvre rejoint le travail contemporain des céramistes exposés ces dernières années au Musée du Prieuré tels que Silvia Zotta, Nathalie Dupasquier, ou encore Myriam Jimenez Huertas où la notion utilitaire de la céramique disparait au profit de son aspect formel.

Chaque pièce produite par l’artiste est unique, réalisée à l’aide d’une poche remplie de porcelaine liquide. Chaque filament est accompagné par son geste naturel et fluide, se distinguant des autres filaments. Ce travail reflète son inspiration, qu’elle puise dans les milieux marins et dans la nature. La fragilité de l’œuvre évoque également cet intérêt. Réalisée en 2008, cette pièce fut l’objet de toutes les attentions, notamment durant le « 5ème salon de la céramique d’art contemporaine » en octobre 2008, à Paris.

 

"Coupe" Jean Girel, 2012


 

jean girel acquisitionCette coupe a été réalisée pour l'exposition Jean Girel de 2011 au Musée du Prieuré. Elle illustre de manière remarquable les recherches du céramiste autour du travail sur la matière et la part métallique des terres et des roches volcaniques, issue pour la plupart du territoire bourguignon. Si la métallescence est un savoir faire ancestral, déjà expérimenté par les gaulois du centre de l'hexagone, et notamment les ateliers de potiers de Gueugnon et ses alentours, à Charolles, elle fait écho à la production FdC actuelle. Chaque pièce produite dans l'atelier de Jean Girel est unique. Cette coupe, façonnée au tour de potier, évoque par sa forme le contenant, objet utilitaire, présent en grand nombre dans les collections historiques du Musée. Contenant sublimé par la couverte où la maîtrise de la terre et du feu laisse place au hasard, évoquant le bouillonnement du métal en fusion sur le pourtour extérieur. A l'intérieur, le bassin de la pièce présente des ocelles, imitation de la nature qui guide l'oeuvre de la céramiste depuis de nombreuses années.